Salade de poulet au chou blanc (Gỏi gà bắp cải)

Voici un classique de la cuisine vietnamienne, gỏi gà bắp cải (ou dans le nord, nộm gà bắp cải), la salade de poulet au chou blanc. Délicate, parfumée, rafraîchissante aux textures variées, cette salade accompagne parfaitement un repas simple ou elle peut également constituer le plat principal pour une collation légère. C’est un plat familial du quotidien, originaire du nord du Vietnam, qui n’est pas « spectaculaire » mais qui est absolument délicieux.

Dans le répertoire de la cuisine du nord, on retrouve souvent des plats de poulet bouilli, effiloché, utilisé la plupart du temps en soupe (phở gà, miến gà) ou en salade (gỏi gà). En principe, on cuit le poulet entier (ou la poule). Pour la salade, on prélève la chair du poulet, et on garde l’eau de cuisson pour faire un bouillon. Le poulet est très présent dans la cuisine au Vietnam, bien plus que le canard (dont les plats sont souvent – mais pas tous – d’origine chinoise) et autres volailles. En revanche les œufs de cane sont très consommés et utilisés en cuisine.

La traditionnelle salade de poulet, comme toutes les autres salades vietnamiennes, existe en plusieurs versions : la salade de poulet aux oignons crus (gỏi gà xé phay hành tay), la salade de poulet aux feuilles de peperomia pellucida (gỏi gà rau càng cua ), la salade de poulet aux fleurs de bananier ou encore, la salade de poulet aux tiges de lotus. On accompagne souvent ces salades gỏi (dans le nord, on dit aussi nộm), de chips de crevettes (bánh phồng tôm) sur lesquelles on dépose une petite portion de salade avant de déguster. Le croustillant de la chips alliée aux saveurs fraîches de la salade offre une combinaison parfaite en bouche.

© photo empruntée du site phu nu today

En dehors du Vietnam, certains ingrédients étant plus difficiles à trouver, les vietnamiens de la diaspora cuisinent surtout les deux versions les plus simples, la salade de poulet aux oignons et celles au chou blanc.

Bien sûr, même avec les plats vietnamiens les plus simples, il y a toujours une multitude d’ingrédients pour agrémenter agréablement les saveurs et pour enrichir les différentes textures du plat. Cependant pour toutes les salades gỏi ou nộm, la composition de base est l’assaisonnement au nuoc mam, le jus de citron vert pressé, les cacahuètes torréfiées grossièrement concassées, les oignons frits, les rondelles de piment et les feuilles de polygonum, rau răm.

En France, par simplicité, les restaurants proposent en remplacement du rau ram, de la coriandre et de la menthe, quelques fois des feuilles de tia tô (shiso). Beaucoup de personnes peu habituées aux rau ram dont le goût proche de la coriandre est très puissant, n’aiment pas cette herbe comme j’ai pu le constater lors de mes ateliers de cuisine.

Pour ma version proposée ici, je n’utiliserai pas l’incontournable herbe rau răm mais de la menthe et du shiso (tía tô) à la place. J’y ajoute aussi des oignons rouges vinaigrés, ce qui n’est pas usuel non plus, et par goût personnel, j’utilise seulement les parties de cuisses de poulet (tandis que dans la recette traditionnelle, un demi-poulet ou le poulet entier est utilisé).

Ma recette de gỏi gà bắp cải, la salade de poulet au chou blanc :

Pour 4 personnes. Préparation : 50 minutes. Repos : 30 minutes. Cuisson : 30 à 40 minutes

Ingrédients

  • 2 ou 3 cuisses de poulet fermier (ou 400 g de blanc de poulet selon préférence)
  • ¼ de chou blanc ou chou blanc plat (appelé soit « choudou », comme le chou pommé mais plat et plus digeste) ou ½ chou pointu (« cœur de chou » printanier qui est plus vert et pointu, plus doux au goût)
  • 2 petites carottes (ou 1 grosse)
  • ½ oignon rouge
  • 3 grosses tranches de gingembre
  • 1 c. à café de sel fin + 1 c. à soupe de sel fin
  • 2 c. à soupe de feuilles de rau ram (polygonum) – ou remplacez par la coriandre
  • 2 c. à soupe de feuilles de menthe
  • option : 1 c. à soupe de feuilles de shiso (selon goût)
  • 2 c. à soupe d’échalotes frites (prêtes à l’emploi ou fait maison)
  • 2 c. à soupe de cacahuètes grillées concassées
  • 1 c. à soupe pleine de nuoc mam (extrait d’anchois en saumure fermenté, de préférence de l’île de Phu Quôc, 35 N)
  • ½ c. à café rase de sel fin
  • 1/3 c. à café rase de poivre blanc moulu

Oignon rouge

  • 4 c. à soupe de vinaigre de riz blanc chinois (ou 2 c. à soupe de vinaigre blanc)
  • 2 c. à soupe rase de sucre en poudre
  • 1 c. à café de sel

Sauce pour la salade

  • 4 c. à soupe pleines de jus de citron vert pressé
  • 3 c. à soupe de nuoc mam
  • 3 c. à soupe rases de cassonade en poudre
  • 3 c. à soupe d’eau
  • 2 gousses d’ail finement haché
  • 1 c. à café de piment frais (ou purée de piment Sambal Oelek, dans tous les magasins asiatiques) selon envie et selon goût

Préparation

  • Portez une casserole d’eau à ébullition. Faites-y cuire le gingembre et les cuisses de poulet. Ajoutez 1 c. à café de sel. Baissez à feu moyen et laissez cuire pendant 30 à 40 minutes. Une fois cuites, faites-les tremper dans l’eau froide pour les tiédir rapidement. Prélevez la chair des cuisses, effilochez-les à la main dans le sens des fibres pour obtenir de longs morceaux fins de poulet. Supprimez les cartilages et les os !
  • Dans un récipient, faites mariner le poulet avec 1,5 c. à soupe de nuoc mam, ½ c. à café de sel fin et un peu de poivre blanc moulu de Phu Quôc. Mélangez bien et réservez.

  • Prélevez ¼ de chou (env. 300 g), lavez à eau froide et ciselez en fines lamelles. Faites-les tremper dans l’eau froide salée (bassine d’eau + 1 c. à soupe de sel fin) pendant 30 minutes. Rincez à l’eau froide et égouttez-les soigneusement.

  • Epluchez, émincez très finement l’oignon rouge. Faites-le mariner avec le vinaigre de riz, le sucre et le sel. Mélangez bien et laissez reposer pendant la préparation de la salade.

  • Lavez, pelez et râper les carottes. Réservez.

  • Lavez, essuyez et effeuillez les herbes aromatiques. Ciselez-les finement.
  • Concassez grossièrement les cacahuètes grillées (salées ou pas).
  • Préparez la sauce à salade en réunissant tous les ingrédients dans cet ordre : sucre + jus de citron / nuoc mam / ail finement haché ou pressé + piment

  • Dans un saladier, mélangez délicatement le chou ciselé, les carottes, l’oignon rouge vinaigré et la moitié des herbes fraîches. Versez la sauce et mélangez pour bien faire pénétrer l’assaisonnement dans les aliments. Laissez mariner 10-15 minutes. Puis ajoutez le poulet effiloché. Mélangez un peu.
  • Avant de servir, parsemez de cacahuètes concassées et d’échalotes frites. En touche finale, le reste des herbes ciselées. Servez et dégustez !

Les ateliers de Miss Tâm 2017 – 2018 : cours de cuisine vietnamienne

Les ateliers de Miss Tâm reprennent le 2 septembre 2017 après une pause estivale.

Les gourmands et amoureux de la cuisine vietnamienne devront patienter pour connaître le programme des cours de cuisine et pour faire les réservations en ligne : Cliquez ici.

Pour information, à partir de septembre, pour la qualité des ateliers, les cours de cuisine seront collectifs avec un maximum de 6 participants par session et ont lieu comme d’habitude, à L’appartement créatif dans le 20ème arrondissement de Paris (métro Maraîchers, ligne 9).

Le programme et l’agenda des cours seront annoncés 1 mois à l’avance, en début de chaque mois. Pour les abonnés du site, il y aura une prévente de 24h avant l’ouverture des ventes, puis l’information sera relayée sur les réseaux sociaux.

© 2014 K. Hénaff, Atelier de Miss Tâm, à L’appartement créatif, Paris.

Pour la saison 2017-2018 (septembre 2017 à juin 2018), quelques nouveautés et des petits changements :

  • Je teste les cours du mardi en journée (3h30 de cours + dégustation) pour celles et ceux qui ont la possibilité de se rendre disponible en semaine. Pour commencer, l’atelier du mardi sera programmé 2 fois par mois.
  • Les ateliers du jeudi soir seront plus nombreux et commenceront désormais à 19h (au lieu de 18h30).
  • Les ateliers du samedi : il y aura deux sessions, une en matinée de 10h30 à 15h et une en fin de journée de 17h30 à 22h.
  • Les menus vont un peu changer. Restez attentifs si l’un des programmes vous intéresse !
  • Il y aura un atelier de cuisine végétarienne vietnamienne une fois par mois.

© 2014, K. Hénaff, Les ateliers de Miss Tâm, à L’appartement créatif, Paris.

Venez me rencontrer pour (re-)découvrir la cuisine vietnamienne traditionnelle en participant à l’un des ateliers de cuisine… L’ambiance est très conviviale et détendue.

Informations, programme, agenda et réservations en ligne ici : http://misstamkitchenette.com/atelier-de-cuisine-vietnamienne-a-lappartement-creatif-paris-20/

Les participants ont donné leur avis sur Trip Advisor / La kitchenette de Miss Tâm : https://fr.tripadvisor.ch/Attraction_Review-g187147-d8703202-Reviews-La_Kitchenette_de_Miss_Tam-Paris_Ile_de_France.html

Quelques photos de cours…

© K. Hénaff, Les ateliers de Miss Tâm, à L’appartement créatif, Paris.

© 2016 H. Rouby, photo prise pendant un atelier de Miss Tâm, à L’appartement créatif, Paris.

© K. Hénaff, Atelier de Miss Tâm, à L’appartement créatif, Paris.

© 2015, La kitchenette de Miss Tâm, Atelier de cuisine, à L’appartement créatif, Paris.

© 2016, Atelier de Miss Tâm, Banh cuôn, à L’appartement créatif, Paris.

© 2016, Atelier de Miss Tâm, Banh cuôn, à L’appartement créatif, Paris.

© 2017, La kitchenette de Miss Tâm, Banh bao pendant un cours de cuisine, à L’appartement créatif, Paris.

© 2017, F. Picard, Atelier de Miss Tâm, à L’appartement créatif, Paris.

J’espère que cela vous aura donné envie de participer à mes ateliers de cuisine et que je vous rencontrerai à la rentrée !!!

D’ici là, je vous souhaite à toutes et à tous un très bel été !

Minh Tâm

 

Bonne année du coq 2017 ! Chúc mừng năm mới Xuân Đinh Dậu !

Chúc mừng năm mới Xuân Đinh Dậu 2017

Bonne année du Coq !

Je vous souhaite à toutes et à tous une année 2017 inspirante, lumineuse, pleine de joie, de sérénité et de bonheur.

Un an est déjà passé… Ça a filé à la vitesse de l’éclair. Et pour vous ?

J’ai vécu une merveilleuse année du singe, pleine de surprises et de joie, dont celle d’avoir publié en novembre un livre Nouilles d’Asie (lire ici), éd. du Chêne, co-écrit avec Chihiro Masui et Margot Zhang, 320 pages, 150 recettes de nouilles de Chine, du Japon et du Vietnam. Une merveilleuse et enrichissante aventure !

Davantage encore, j’ai eu le plaisir de donner plus de cours de cuisine, d’y faire de belles rencontres, de retrouver certain(e)s participant(e)s plusieurs fois à mes cours, et de pouvoir continuer à transmettre la culture culinaire du Vietnam.

Photo 1: © H. Rouby. Léon, 11 ans, à un atelier de bo bun à L’appartement créatif. Un de mes plus jeunes participants, doué et sérieux. Mon chouchou.

Photo 2: © La kitchenette de Miss Tâm. Cours privé chez No et Aurélie. Ma meilleure élève de banh cuôn !

© photo Emmanuel Auger. Avec la cuisinière Sonia Ezgulian, une merveilleuse rencontre.

Tout cela, un peu au détriment de mon blog que j’ai dû délaisser à regret durant l’année. J’ai pourtant encore plein de recettes à partager avec vous, plein de choses à vous raconter… et j’espère que le Coq sera clément et généreux en temps avec moi pour me permettre de publier plus souvent ici !

Et pour commencer, quelques mots très courts sur le Têt et le premier jour de l’an…

Savez-vous que le nouvel an lunaire est basé sur le calendrier chinois traditionnel. Il est célébré en Chine, en Corée, au Japon, en Mongolie, au Tibet et au Vietnam. Cette année, le premier jour de l’année sera sous le signe du Coq, le samedi 28 janvier 2017.

Au Vietnam, nous appelons le nouvel an lunaire, Tết Nguyên Đán, qui a été raccourci à fête du Têt (nouvel an vietnamien) en français. En réalité, nous avons une douzaine de Tết dans l’année comme le Tết rằm tháng Giêng, Têt Hàn Thực, Tết Trung Nguyên, Tết Trung Thu (fête de la mi-automne), Tết Ông Táo… Chaque Tết du calendrier lunaire est à l’origine des festivités pour conjurer le (mauvais) sort d’une saison agricole à l’autre (la pluie, la forte chaleur, la brume…) à travers des rituels, des offrandes au ciel (trời), à la terre (đất), aux ancêtres… Nous sommes très superstitieux.

Parmi ces Tết, la fête la plus importante est le Tết Nguyên Đán, célébration du premier jour de l’année et du printemps, symbole de renouveau, les « retrouvailles » avec les ancêtres et la famille. On efface l’ardoise du passé pour redémarrer l’année nouvelle sur de bases positives. Selon nos croyances, tout ce qui nous arrive ou tout ce que nous faisons le premier jour de l’année, se répercute toute l’année. La première personne qui entre dans la maison après minuit doit être une “bonne” personne pour apporter chance et prospérité. On choisit souvent une personne bien portante (signe de bonne santé et de richesse) dans la famille pour entrer en premier dans la maison le jour de l’an. Dans ma famille, c’était toujours mon père, de nature ronde, joyeuse et sincère, qui entrait en premier pour porter chance. Nous sortions tous de la maison à 23h55 et mon père passait la porte en premier à 00h01…

En ce premier jour de l’année, point de travail, de discorde, de rupture, de casse ou de dépense. Tout doit bien se passer, avec harmonie et bienveillance. On porte des habits neufs, on se plie aux rituels (culte des ancêtres), les enfants présentent leurs vœux aux parents et grands-parents (s’ils sont là) et reçoivent des étrennes (lì xì) dans une enveloppe rouge (couleur porte-bonheur). On reste en famille et on mange ensemble. Le 2ème jour, on rend visite à la famille, et le 3ème jour, à ses amis (dans l’ancien temps, on devait rendre visite à ses professeurs).

Cette tradition est respectée dans tout le Vietnam, du nord au sud. Mais concernant les plats du Têt, il existe quelques différences entre les trois régions (nord, centre et sud). Les plats sont toujours déposés en offrande en premier aux ancêtres avant de pouvoir les déguster. C’est pourquoi les plats du Têt sont généralement des plats mijotés, cuits, des légumes en conserve (oignons jeunes salés, légumes en saumure, légumes au vinaigre), qui peuvent se réchauffer ou se déguster tel quel. Car ne l’oublions pas, le 1er jour de l’an, on ne cuisine pas.

L’année passée, j’ai présenté (très) succinctement les plats principaux du Têt dans le sud du Vietnam, dont ma famille est originaire. Cette année, j’aimerais vous présenter les plats traditionnels du nouvel an dans la région du nord.

© Photo de la chaîne Quán Ăn Ngon, Viêt Nam.

On dispose traditionnellement les plats sur un grand plateau rond, dans des bols et des assiettes, par nombre pair (4/4, 6/6 ou 8/8). Les mets suivants sont les plus courants sans que cela soit exhaustif.

  • L’incontournable bánh chưng, typique du nouvel an dans le nord (gâteau de riz gluant farci à la pâte de haricot mungo et de poitrine de porc, de forme carrée, enveloppé dans des feuilles dong (de la famille d’arrow-root), symbole de la terre) ;
  • le bánh giây (orthographié à tort, bánh dày ou bánh dầy, des gâteaux de riz gluant nature ronds et blancs, comme les mochi japonais, symbole de la gratitude envers ses parents et aux aînés) ;
  • le giò lụa (mortadelle / pâté de porc vietnamien) ;
  • le thịt đông (porc en gelée typique du nord) ;
  • le giò thủ (pâté de tête du nord) ;
  • le chả quế (pâté de porc à la canelle) ;
  • les dưa hành (oignons jeunes fermentés) ;
  • les dưa món (légumes en saumure) ;
  • le xôi gấc (riz gluant au momordique rouge) ;
  • le gà luộc poulet entier bouilli (symbole de l’unité de la famille) ;
  • món thịt (un plat de porc) ;
  • le canh bóng bì thập cẩm (soupe de couenne de porc soufflée aux légumes variés)  ;
  • le miến gà (soupe de vermicelles de toloman (miến dong) au poulet) ;
  • le canh măn thịt sườn (soupe de travers de porc aux pousses de bambou séchées);
  • le canh mọc nấm (soupe de boulettes de porc aux champignons) ;
  • le rau xào thập cẩm (légumes variés sautés) ; etc.

Parmi les douceurs, il y a les plateaux de fruits frais (dans le nord : les incontournables sont les pamplemousse, bananes vertes, kaki, orange, kumquats, clémentines…) et des friandises à base de fruits confits pour accompagner le thé.

© Droits réservés. Photo empruntée sur Internet.

© Droits réservés. Photo empruntée sur Internet.

Ah ça donne faim d’écrire tout ça !

L’année prochaine, je vous parlerai des plats du Têt du centre du Vietnam.

Aux fidèles lecteurs et élèves, aux nouveaux abonnés, aux visiteurs occasionnels, vous étiez plus de 1 million ( !!! ) à visiter mon blog durant l’année, merci encore de votre passage, de vos commentaires et messages très touchants (auxquels je n’ai pas eu le temps de répondre à tous, mes plus vives excuses !), de votre participation à mes ateliers de cuisine pour celles et ceux qui l’ont fait, de votre fidélité et de votre générosité !

J’espère avoir le plaisir de vous rencontrer et de cuisiner avec vous à l’un de mes cours de cuisine vietnamienne (à L’appartement créatif, Paris 20), si vous êtes de la région parisienne ou si vous êtes de passage à Paris. L’agenda de mars et avril 2017 est déjà en ligne ! Et pour nos amis lyonnais, je vais reprogrammer six sessions de cours à Lyon en juillet.

A très bientôt !

Minh-Tâm

Nouilles d’Asie : un livre à savourer !

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Voilà tout beau, tout chaud arrivé, notre nouveau livre de cuisine Nouilles d’Asie publié aux éditions du Chêne, écrit à six mains avec Chihiro Masui, éminente journaliste et auteure de magnifiques livres gastronomiques (Thés japonais, La cuisine du Japon, Astrance le livre de cuisine, Poissons Un art du Japon…, Chihiro’s Foodblog) et Margot Zhang, experte et formatrice culinaire en cuisine chinoise dont le blog Recettes d’une Chinoise est une référence ; avec les photographies du talentueux photographe japonais Taisuke Yoshida.

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En 320 pages, vous aurez le plaisir de découvrir 150 recettes de nouilles japonaises, chinoises et vietnamiennes en photos (des recettes incontournables, des classiques, parfois réadaptées et des recettes créatives), des pas-à-pas de nouilles maison et de bouillons naturels, un glossaire sur les herbes, aromates et produits asiatiques. Plus aucune excuse pour confondre les nouilles et plus aucune excuse pour ne pas les cuisiner! (fiche complète de la description du livre ici).

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Il y a un an, je n’aurais jamais pensé que je participerai à l’une de mes plus belles aventures culinaires : écrire un livre de cuisine.

Peu de temps après notre rencontre, Chihiro nous a contactées Margot et moi, pour proposer de faire ensemble un livre sur les nouilles d’Asie.

De cette savoureuse soirée, nous avions gardé en mémoire la discussion passionnante sur les différences et les ressemblances dans les cultures (et cuisines) d’Asie, sur le triste constat d’un manque évident de solidarité entre les pays asiatiques, et sur le rêve d’une union qui dépasserait ce clivage politique et diplomatique. L’idée avait germé et fait son chemin. La réunion insolite d’une Japonaise, d’une Chinoise et d’une Vietnamienne, parisiennes de coeur, aux horizons, cultures et personnalités différentes, autour de la cuisine, serait une parfaite illustration de ce bel esprit pan-asiatique.

Nous l’avons fait. Ce livre nous a non seulement permis de mieux comprendre la culture, les us et coutumes et la cuisine de nos pays respectifs, de faire tomber nos préjugés mais il a surtout nourri une grande et belle amitié entre nous trois. Ce fut neuf mois de travail très enrichissant, dans la bonne humeur et dans le rire. Des conditions de rêve…

© Taisuke Yoshida, Nouilles d'Asie

© Taisuke Yoshida, Nouilles d’Asie

Pourquoi les nouilles d’Asie (Chine, Japon et Vietnam) ? Parce que les nouilles occupent une place importante dans notre répertoire culinaire, après le riz. D’un pays à l’autre, nous avons découvert une grande variété de nouilles (blé, sarrasin, riz, fécule de tapioca, de haricot mungo ou de patate de douce…) dans leur composition et dans leurs formes, sèches ou fraîches, diverses manières de les apprêter et de les cuisiner, ainsi que différents modes de dégustation. Il aurait fallu écrire une encyclopédie de nouilles si tous les pays d’Asie étaient représentés ! Déjà, nous avons dû faire une sélection de recettes de nouilles de nos propres pays tant le choix fût large.

J’espère que tout cela vous donnera envie de parcourir notre livre Nouilles d’Asie et d’explorer toutes ces bonnes nouilles sautées, en soupe, en sauce ou en salade…

Pour la petite anecdote… En hommage à mon grand-père paternel Trân Van Khê, grand artiste, chercheur de renom et fin gastronome, disparu le 24 juin 2015, nous avons utilisé en fond de page pour certains bols de nouilles vietnamiennes, un article de journal où on le voit souriant avec un de ses instruments de musique… Cherchez bien, vous le trouverez !

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© Taisuke Yoshida

Ce livre n’aurait pu être possible sans…

Merci à notre cher ami commun Patrick Cadour (Cuisine de la mer) pour cette rencontre, à Fabienne Kriegel des éditions du Chêne pour sa confiance, à notre éditrice Fanny Delahaye pour sa patience et son travail titanesque sur ce projet, à Sabine Houpain (DA) et à la super graphiste Ximena Riveros pour le design et la superbe maquette du livre, et à Auriane Velten pour son aide précieuse à la relecture.

Merci Chihiro et Margot pour votre amitié, pour cette merveilleuse aventure et tous ces moments précieux ensemble !

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Minh-Tâm, Chihiro, Margot et Nouilles d’Asie au Chêne.

Si vous souhaitez nous rencontrer, nous serions très heureuses de vous retrouver à l’une des prochaines dédicaces à Paris :

  • Samedi 5 novembre de 15h30 à 17h, à la Librairie gourmande, 92-96 rue Montmartre 75002 Paris. Entrée libre.
  • Dimanche 6 novembre de 15h à 16h, au Salon du livre asiatique, stand de la librairie du Phénix, Mairie du 2ère arrondissement de Paris, 8 rue de la Banque 75002 Paris. Entrée libre.
  • Samedi 12 novembre de 17h à 18h, rencontre-dédicace à la librairie du Phénix, 72 boulevard de Sébastopol 75003 Paris. Entrée gratuite sur réservation : cliquez ici.
  • Samedi 28 janvier de 15h à 18h, rencontre-dédicace à la librairie du Musée des arts asiatiques Guimet, 6 place Iéna 75116 Paris. À l’occasion du Nouvel an chinois et autour de la gastronomie. Entrée gratuite et indépendante du musée.
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© Shanshan Zhu.

Parution le 3 novembre en librairie.

Commande en ligne : ici.

Suivez-nous et l’actualité (photos, vidéos, événements, presse) des Nouilles d’Asie sur facebook.

>> On en parle dans les médias et sur les blogs : 

nda-tv5-monde-29nov2016-direct

TV5 Monde, 64′ Le monde en français, présenté par Mohamed Kaci, Grand angle du 29/11/2016 de 18h30 à 18h45 en direct, La diplomatie des nouilles. REPLAY ici.

Bruit de Table, 04/11/2016, vidéo « Chine Japon Vietnam, la diplomatie par les nouilles«  : http://bruitdetable.com/chine-japon-vietnam-la-diplomatie-par-les-nouilles/

Télérama – Sortir, 15/12/16, Gastronomie, par Estérelle Payani : http://www.telerama.fr/sortir/specialistes-des-nouilles-asiatiques-elles-devoilent-leurs-restos-preferes-a-paris,151460.php

Singabuzz, Le webzine des francophones de Singapour, 12/12/2016, interview à trois voix par Valérie de Gaulejac : http://www.singabuzz.sg/les-nouilles-en-asie/

Le journal du Japon, 11/12/2017, article d’Alice Monard, « Nouilles d’Asie : une éloge de la nouille à savourer !«  : http://www.journaldujapon.com/2016/12/11/nouilles-dasie-une-eloge-de-la-nouille-a-savourer/

Chine-info.com, 04/11/2016http://www.chine-info.com/french/lachineenfrance/culture/liv/20161104/246592.html

Cuisine de la mer, blog de Patrick Cadour, 06/11/2016, un merveilleux article sur les nouilles et sur Nouilles d’Asie : http://www.cuisinedelamer.com/archives/2016/11/06/34528982.html

Kweezine, 08/11/2016, une Kweezine Session avec Miss Tâm : http://blog.kweezine.com/kitchenette-de-miss-tam/

La petite banane, blog de Grace Ly, 12/11/2016 : http://lapetitebanane.com/index.php/2016/11/12/nouilles-dasie-livre-recettes-cuisine/

BIBA, décembre 2016, rubrique « Cuisine Quoi de neuf », page 182.

Bonne lecture, bon week end et… Vive les nouilles !!!

Minh-Tâm

De gauche à droite : Minh-Tâm Trân, Chihiro Masui, Margot Zhang et Taisuke Yoshida (photographe)

De gauche à droite : Minh-Tâm Trân, Chihiro Masui, Margot Zhang et Taisuke Yoshida (photographe)

Bún riêu cua (soupe de vermicelles de riz au crabe revisitée)

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Dans le cœur des Vietnamiens, certains plats populaires lui sont particulièrement chers. Parmi ceux-là, le bún riêu cua, une merveilleuse soupe de vermicelles de riz (bún) légèrement acide (riêu) au crabe (cua), est apprécié de tous pour la saveur fine et exquise typique du petit crabe d’eau douce frais (cua đồng, crabe des champs ou crabe de rizière).

Originaire du nord du Vietnam, le bún riêu cua est l’une des soupes emblématiques de cette région. Le ramassage des petits crabes des rizières se faisant en été, ce plat est souvent associé à une soupe d’été. Dans le sud, ce plat connaît également une forte popularité et se déguste toute l’année (le climat est plus chaud et constant). Il existe par ailleurs aujourd’hui des élevages de crabes de rizière en milieu naturel, dans le delta du Mékong.

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Traditionnellement dans le nord, ce plat est assez sobre : une portion de vermicelles de riz, de la chair de crabes de rizière, quelques quartiers de tomates, des dés tofu frit et dans le bouillon, un peu de jus de riz fermenté (giấm bổng ou mẻ) pour lui donner un goût un peu acide. Tandis que dans le sud du pays où l’on aime l’abondance dans les plats, le bún riêu cua est plus richement garni, avec l’ajout du porc haché, des morceaux de porc (travers, abats,…), de tranches de mortadelle vietnamienne, des cubes de sang bouilli de porc, des crevettes séchées et l’eau de tamarin remplace le traditionnel « vinaigre » ou jus de riz fermenté. Cette version du sud est celle que l’on trouve dans les restaurants en France.

À l’origine, il n’y avait pas de porc dans le bún riêu cua. Sa présence fut d’abord un subterfuge pour reproduire visuellement la chair brune (partie molle) des crabes de rizières. L’alliance du porc et du crabe étant bien appréciée dans la cuisine vietnamienne, la recette a évolué vers l’usage du porc pour enrichir les saveurs et les textures.

Le riêu, sorte de bouillon aigre, est souvent réalisé avec crabe ou poisson dans lequel on ajoute du jus de riz fermenté (mẻ) ou du vinaigre spécial de riz fermenté (giấm bổng), deux ingrédients typiques du nord du Vietnam, aux saveur et parfum très subtils. Dans le sud, le tamarin a une place de choix dans la cuisine quand il s’agit de rendre acide un bouillon ou une sauce.

La préparation traditionnelle des crabes de rizière est très longue et fastidieuse, exigeant des heures de préparation. D’abord, il faut ouvrir tous les petits crabes pour extraire la partie molle et la réserver. Puis les crabes dont la carapace est assez molle sont pilés entièrement au mortier, réduite en une pâte. Cette pâte de crabe entier doit être mélangée à l’eau puis filtrée à travers une passoire à mailles fines, trois fois de suite. Ainsi la chair du crabe passe à travers les mailles avec l’eau, filtrant les restes de carapaces et morceaux de pattes que l’on jette après. Ce jus de crabe filtré est ensuite porté à ébullition. La chair remonte à la surface du bouillon une fois cuite, formant une sorte de « mousse » grisâtre que l’on prélèvera délicatement pour la réserver et pour la servir au moment de déguster. La partie molle réservée est ensuite cuite avec les tomates à la poêle avant d’être ajoutée au bouillon. Cette préparation offre à cette soupe de nouilles toutes les saveurs subtiles du crabe des rizières, identité gustative essentielle du bún riêu cua.

C’est pourquoi il est si difficile hors du pays de retrouver des saveurs semblables. Je vous invite d’ailleurs si vous avez l’occasion d’aller au Vietnam de goûter une fois à cette merveilleuse soupe de nouilles au crabe. Les deux versions, nord et sud, sont différentes mais tout aussi délicieuses l’une que l’autre. Profitez également pour découvrir d’autres délicieuses variantes, comme celles avec des escargots (bún riêu óc), avec des crevettes et du porc (bún riêu tôm thịt) ou récemment, avec du bœuf (bún riêu bò) !

Par manque de certains ingrédients en dehors du Vietnam, beaucoup de recettes vietnamiennes sont réadaptées avec des produits de remplacement pour reproduire les saveurs originales ou pour s’en approcher. Dans le cas du bún riêu cua, la plupart des gens et les restaurants utilisent des extraits et pâtes de crabe déjà assaisonnés (crabe, ail, poudre de sauce soja, huile, sel, poivre, ail, exhausteurs de goût : glutamate de sodium E621) en conserve pour remplacer le goût de la chair brune du crabe des rizières et ajoutent parfois du vrai crabe (chair, chair de pattes…) à la viande de porc haché. Le bouillon est ainsi rapide à faire et on obtient sans effort un goût très flatteur et standard.

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Si vous avez la flemme de cuisiner des produits naturels pour le bouillon, vous avez ainsi la possibilité d’utiliser des saveurs de crabe en pot ou en cubes et de la pâte de crabes assaisonnés en conserve. Pour ma part et par choix, je préfère éviter l’usage de ces produits et des exhausteurs de goût (bouillon déshydraté en poudre (type « chicken powder » ou en cube (type Kub or) très présent dans la cuisine vietnamienne, glutamate de sodium, saveurs et sauces en pot prêtes à l’emploi…). Je vous propose ici une version personnelle et complètement réadaptée du bún riêu cua traditionnel, aux saveurs plus iodées . Cela pourra, je l’espère, vous faire patienter jusqu’à la découverte du vrai bún riêu cua lors de votre prochain voyage au Vietnam…

Ma recette de Bún riêu cua revisitée :

Pour 4 personnes. Préparation : 45 minutes. Cuisson : 1h15

Ingrédients

  • 500 g de tourteaux cuits (2 x demi-tourteaux)
  • 75 g de crevettes séchées (au rayon surgelé des supermarchés asiatiques)
  • 150 g de porc haché
  • 2 œufs
  • 320 g de vermicelles de riz bun
  • 250 g de tofu ferme
  • 4 tomates
  • 200 g de germes de haricot mungo frais
  • 4 tiges de ciboule (parties blanche et verte séparées)
  • 2 échalotes
  • 2 gousses d’ail + 1 gousse d’ail (pour l’huile au roucou)
  • 2 c. à soupe + 250 ml d’huile (pour la friture)
  • 1 c. à soupe de sel (bouillon) + ½ c. à café de sel (pour les tomates) + ½ c. à café de sel (pour le porc)
  • 20 g de sucre candi
  • 1 c. à café bombée de sucre
  • 1 c. à soupe de nuoc mam
  • 1 c. à soupe de pâte de crevette mam tôm (mắm tôm) + 1 c. à café
  • 1 c. à soupe d’huile au roucou (voir la recette ci-dessous)
  • 50 ml (5 cl) d’eau de tamarin (ou remplacez par 2 c. à soupe de vinaigre de riz blanc)
  • du piment frais
  • 2 citrons verts
  • des feuilles de shiso (tia tô), des feuilles de coriandre selon envie et goût

Eau de tamarin :

  • 30 g de pulpe de tamarin séché dénoyauté
  • 100 ml d’eau chaude

Faites tremper la pulpe de tamarin séché dans l’eau chaude pendant 30 minutes. Filtrez l’eau de tamarin à travers une passoire à mailles fines. Réservez. Utilisez la quantité indiquée dans la recette et conservez le reste au frais pendant 3 à 4 jours max.

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Huile de roucou :

  • 2 c. à soupe de graines de roucou
  • 50 ml (5 cl) d’huile de tournesol

Faites chauffer l’huile dans une petite casserole. Ajoutez les graines de roucou dans l’huile chaude et faites revenir 1 ou 2 minutes. L’huile va se colorer en rouge. Une fois l’huile refroidie, filtrez-la à travers une épuisette. Réservez.

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Préparation

  • Prélevez la chair du tourteau de sa carapace. Cassez les pinces et les pattes, prélevez la chair et réservez dans un bol séparé. Faites tremper les crevettes séchées dans l’eau tiède pendant 30 minutes, égouttez et mixez-les au robot.

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  • Dans une marmite, mettez la carapace, les morceaux de pinces et de pattes du tourteau dans 2 litres d’eau froide et portez le tout à ébullition, écumez et poursuivez la cuisson à feu moyen pendant 30 minutes. Puis filtrez le bouillon avant de le remettre sur feu moyen. Ajoutez la chair de crabe, le sel et le sucre candi. Laissez mijoter à petits frémissements pendant toute la préparation des garnitures.

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  • Rincez, séchez et détaillez le tofu en cubes de 2 cm de côté. Chauffez l’huile dans une poêle, faites-les frire jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés. Réservez.

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  • Lavez, coupez les tomates en quartiers. Épluchez et hachez finement deux échalotes, 4 blancs de ciboule et l’ail. Réservez.

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  • Dans une poêle, chauffez 1 c. à soupe d’huile et faites-y dorer les échalotes. Ajoutez les tomates, assaisonnez-les avec le sel et faites-les revenir pendant 3 minutes. Ajoutez le tofu frit.
  • Assaisonnez le bouillon avec 1 c. à soupe de mam tôm et ajoutez les tomates et le tofu.

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  • Faites revenir les crevettes mixées à sec dans une poêle. Versez 1 c. à soupe d’huile au roucou pour colorer. Mélangez bien le tout. Réservez.

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  • Dans un bol, mélangez le porc haché avec les crevettes mixées et colorées, la chair des pinces et pattes de crabe, les œufs, les échalotes, l’ail, 1 c. à café bombée de sucre, ½ c. à café de sel, 1 c. à soupe de nuoc mam. Faites des boulettes (irrégulières) de la taille d’une noix et aplatissez-les. Cuisez-les dans le bouillon. Ou simplement versez la préparation de viande directement dans le bouillon, des amas de viande se détacheront et flotteront. C’est plus inesthétique mais ça ressemblera davantage à la chair molle de crabe dans la version originale (voir la dernière photo de la recette).

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  • Ajoutez l’eau de tamarin (ou le vinaigre de riz blanc). Poursuivez la cuisson du bouillon à petits feux pendant 20 minutes en écumant régulièrement les impuretés à la surface. Rectifiez avec 1 c. à café de mam tôm si nécessaire.

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  • Préparez l’assiette de shiso et de germes de haricot mungo, ciselez le vert de ciboule, la coriandre et le piment.
  • Cuisez les vermicelles de riz (bún) à l’eau bouillante, sur feu moyen, pendant 8 minutes. Rincez-les abondamment à l’eau froide et égouttez-les.

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  • Dans les bols, mettez une portion de vermicelles. Versez la soupe bouillante avec les boulettes de porc et crabe, les tomates et le tofu frit. Parsemez de coriandre et de ciboule. Pressez un quartier de citron vert et ajoutez quelques rondelles de piment. Laissez à la disposition des convives une coupelle de mam tôm, le shiso, les germes de haricot mungo, des quartiers de citron vert et du piment, pour qu’ils en ajoutent eux-mêmes dans leur plat s’ils le souhaitent.

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Conseils :

Avec un tourteau cru, les saveurs du bouillon seront plus intenses. Il suffit de congeler 15 minutes le tourteau pour l’endormir, puis de le cuire entier en l’immergeant complètement dans l’eau avec un départ de cuisson à froid. Dès ébullition, c’est 20 minutes de cuisson. On le laisse refroidir avant de décortiquer comme indiqué dans la recette et on filtre l’eau de cuisson pour le bouillon.