Food Sound System de Donpasta @Mix Box & RAP l’épicerie fine italienne

Ce jeudi 11 avril grâce à Philippe un de mes amis, j’ai eu la chance de participer à la formidable soirée Food Sound System de Don Pasta à Mix Box, dans le XVIIIe. arrondissement. Une belle découverte ! Rien que le titre “Food Sound System“, ma curiosité était piquée au vif ! Le son de la nourriture, ça sonne bien, ça sonne bon. Je salive. Mais qui est Donpasta, créateur du Food Sound System ?

Food Sound System premier projet de Donpasta créé en 2005, est “un spectacle multimédia réunissant texte, musique, vidéo et cuisine, qui tourne en France, en Espagne et en Italie. Ce spectacle témoigne de la portée significative de la cuisine dans la culture méditerranéenne”.  Donpasta (de son vrai nom, Daniele de Michele), artiste -ou encore selon lui, “gastro-philosophe militant”– italien issu de la région des Pouilles, a une biographie aussi alléchante et impressionnante que sa cuisine : économiste spécialisé dans le développement agricole, auteur de livres culinaires, acteur et scénariste, poète, conteur et DJ de la cuisine, écologiste, journaliste spécialisé en gastronomie collaborant régulièrement comme chroniqueur pour Slow Food, Republica et Left. Rien que ça… Il vit en France, à Toulouse, et travaille entre autres au projet United Food, intégrant initiatives artistiques, scientifiques et culturelles (son site ici). Son pire cauchemar : le café français…

Malgré son impressionnant parcours, ce Don Giovanni de la pasta n’a pas la grosse tête. Sur scène et hors scène, il est chaleureux, accessible, humain et généreux. On ne résiste pas à son charme ravageur, ni à son talent. Et son doux accent italien gorgé de soleil ferait fondre tous les gelatti de la terre ! D’ailleurs, je pourrais regarder et écouter en boucle une de ses vidéos “In The Food For Love” mise en fin d’article pour que vous puissiez en profiter et regarder sans modération. C’est absolument magnifique ! J’en ai l’eau à la bouche…


La soirée à Mix Box démarre à 19h avec un apéro DJ cooking à la sauce Donpasta. Depuis la scène, Donpasta tout sourire concocte quelques en-cas en musique pendant que les gens et amis commencent à affluer.

Au menu :
Tartare gingembre et coriandre et Curtis Mayfiels
Tagliatelles antiracistes et Pete Rodriguez
Poulet aux zestes de citron et JB’s

Ambiance bon enfant et démocratique, les gens montent sur scène, saluent le chef, regardent, touchent, hument, goûtent ce qu’il est en train de faire. Sur sa table de mixage-cuisine, on trouve pêle-mêle de jolis fenouils, céleri, carottes, oranges dans un saladier en verre, un chou rouge, de la viande, des ingrédients composant une exquise farce sur la planche, une casserole fumante où l’on devine un bouillon magique aux senteurs enivrantes nous chatouiller les narines, un microphone, un mixeur plongeant, des couteaux de cuisine, etc… La tension papillaire monte. Les saveurs et le son aussi.

La salle se remplit. Pas de chaises, tout le monde est debout, se promène, se salue, se sourit, se parle, des enfants courent, des gens s’assoient sur le bord de la scène, sur les marches qui mènent sur la scène, des journalistes et caméras déambulent discrètement entre les gens, tout le monde a un verre à la main ou quelques délicieux mets italiens du buffet-bar installé pour l’événement, tenu par l’épicerie fine italienne RAP (retenez le nom de ce lieu car c’est l’une des meilleures épiceries italiennes de Paris! si, si ! J’en parle après). L’ambiance est agréablement bon enfant, décontracté, sans chichis. J’entends parler italien autour de moi, conquise depuis des années par cette langue dont je ne comprends malheureusement pas un seul mot… Elle chante cette langue. Oui elle me parle et me transporte instantanément dans les films de Fellini, dans les bras de Marcello Mastroanni… Chéri, parle-moi italien stp ! Mais là je m’égare…

Le spectacle commence vers 21 heures. Sur scène, la contrebasse négligemment allongée au sol reprend vie entre les mains du contrebassiste dont j’ai hélas oublié le nom. La “vieille grand-mère” (comme surnomment familièrement les jazzmen pour la contrebasse) groove, soutient et chante avec le fringuant saxophone sur de magnifiques improvisations jazz, pendant que Donpasta, derrière sa table de mixage-cuisine, commence son spectacle.

Il raconte son histoire, l’origine du surnom de Donpasta, les pâtes fraîches qu’il fait partout, ici ou ailleurs, il parle de l’Italie, ses origines des Pouilles et de Salento, sa Nonna, les traditions et la chaleur du sud, le sens de l’hospitalité et la générosité des gens là-bas, les vrais bons produits locaux comme les bonnes tomates de sa région -les vraies qui ont connu la terre et le soleil, pas celles de la Hollande-, ses voyages d’Italie en France avec de précieuses victuailles, des trésors ramenés de son pays : la tonne de litres de sauce tomate faite maison (que les douaniers interdisent de faire passer au-delà des frontières sauf si c’est de la sauce industrielle ! CQFD), le café (le vrai, parce qu’en France…), le parmigiano, ou encore les dizaines de litres d’huile d’olive en bouteilles coincées dans tous les espaces libres restants de la voiture…même sous le siège de son fils !

Donpasta ne fait rien à moitié, c’est un passionné, un vivant, un bon vivant… Il parle de l’amour, de la vie, de la société, du système, à travers une véritable ode à la cuisine italienne… Déclame la recette des lasagnes aux aubergines de sa Nonna. Cuisine en live et fait goûter au public. Nous fait même des tagliatelles fraîches en direct. Sa cuisine est sensuelle. Belle. Un délice. Même le microphone participe à la cuisine : amplifie les sons de grésillement, du ronronnement du mixer plongeant, de rythmes du couteau, du frémissement de l’eau… Oh the food sound is good ! Les deux merveilleux musiciens qui l’accompagnent, font corps avec sa cuisine et ses mots. Les plaisirs de tous les sens sont bien réunis : saveurs, parfums, goût, sons, toucher, coeur, esprit, émotions… Oui, Donpasta a réussi sa mission ! Nous, public, sommes entièrement conquis par sa performance. Bravo !!! Si par hasard (et c’est difficile de le croire) vous n’aimez pas la cuisine italienne, Donpasta vous fera changer d’avis ! Garanti. Fin du spectacle.

Faisant face à la scène, de l’autre côté, se trouve le buffet-bar éphémère installé pour l’événement. Deux belles femmes s’agitent tout sourire avec bonne humeur derrière le buffet rempli d’excellentes bouteilles de vin italien rouge et blanc, de succulentes tourtes aux aubergines et aux épinards de Genova, de délicieuses sfogliatelle, et plein d’autres bonnes choses… Après plusieurs allers-retours au buffet pour consommer quelques verres de vins et après le spectacle, on finit par avoir faim ! Le buffet est trop tentant… Des mets italiens (dont je ne connais pas tous le nom) trônent là, irrésistibles. L’est encore plus, le joli sourire d’Alessandra aux yeux rieurs qui nous sert. Je commande la dernière part de tourte aux épinards… une part énorme, généreuse qui semble m’être destinée. J’admire, je hume, je mords, je goûte la tourte. Une explosion de soleil éclate en bouche. Je lâche spontanément un soupir de satisfaction gustative et malgré ma timidité, je déclare ouvertement mon amour pour la cuisine italienne à l’une des patronnes du buffet.

Mais qui se cache derrière ce somptueux buffet italien ?

Deux femmes. Il y a Alessandra Pierini, belle Italienne de Gênes, qui après dix-sept ans à Marseille aux commandes de Pasta e Dolce, monte à Paris il y a trois ans pour fonder l’épicerie RAP et en face un restaurant du même nom situés dans le rue Rodier dans le IXe. arrondissement de Paris. Si aujourd’hui, le restaurant n’existe plus, c’est pour mieux se consacrer aux produits de qualité qu’Alessandra déniche et propose. Pour avoir sillonné toute l’Italie, elle connaît parfaitement chacun de ses produits, entretient un lien privilégié avec chaque femme, chaque homme, derrière un produit vendu dans son épicerie. Tout est de qualité exceptionnelle. Elle y organise aussi des événements, des ateliers de cuisine…Allez faire un tour chez RAP Épicerie fine italienne, 15 rue Rodier, 75009 Paris : www.rapparis.fr !

Et il y a Marina Miroglio, de Miroglio Caffè Nomade (actualités sur sa page Facebook ici), qui après trois ans ferme ses portes pour devenir nomade. Elle organise des événements tels que des soirées débat et rencontres autour d’un sujet avec buffet italien dînatoire à Paris, dans des lieux du XIe arrondissement, ou des scènes ouvertes “Canta avec les stars” dans le IVe. arrondissement, et investit des lieux d’événements culinaires, culturels, artistiques, musicaux, cinématographiques, littéraires…toujours associés à des dégustations-découverte de produits italiens.

Malgré l’heure avancée de la soirée, Alessandra et Marina n’affichent aucun signe de fatigue et gardent toujours le sourire. Quand je dis à Alessandra que sa tourte est fabuleuse, elle me répond avec ses yeux rieurs, que le matin même, après l’avoir goûtée, elle la trouvait aussi délicieuse. J’apprécie sa réponse simple, franche, gourmande.  On se parle comme de vieilles copines. On s’échange les cartes de visite, on parle de cuisine. Puis elle évoque un récent atelier de pâtisserie italienne qu’elle a organisé avec Marco Bianchi. Et là… arrêt sur instant, mon coeur fait un grand bond. Maaaarco Bianchi ? Mais je l’aime ! J’adore son travail ! Encore une personnalité à vous faire découvrir si vous ne connaissez pas Marco Bianchi. J’étais aux anges.

Ainsi s’achève cette belle soirée… Quelle heureuse rencontre avec Alessandra ! Quelle fabuleuse soirée avec Donpasta!  Merci Paris Mix, merci à mon ami Philippe!

Et pour clore cet article, une pensée amicale pour Graziella, auteure du super blog L’Italie dans ma cuisine, qui nous livre les secrets de la délicieuse cuisine des Pouilles et de l’Italie, à travers l’histoire des recettes de sa belle-famille, de ses expériences et découvertes culinaires, de l’amour pour son pays d’adoption et de coeur… Ah l’amore !!! Venez visiter sa cuisine et testez ses succulentes recettes !

A bientôt et bon week end à vous !

Chili con carne revisité et en musique !

Chic chic, un chili con carne sans chichis ! Et en musique pour bien commencer la semaine !

Alors… avec des haricots rouges ou sans ? Avec de la viande de bœuf en morceaux ou de la viande hachée ? Avec des piments jalapeño frais, chili rouge séché ou de la poudre de chili ? Avec des tomates fraîches ou en boîte ? Avec rien, du riz ou des tortillas ? Des puristes veillent ! Une chose certaine, le chili con carne n’est pas originaire du Mexique. Et si ses origines exactes restent incertaines, le Texas s’est rapidement imposé comme étant le berceau de ce plat mythique. Le chili con carne en Amérique (élevé au rang de plat national durant la Grande Dépression) est une affaire sérieuse et sujet à controverses (ses origines, ses ingrédients, la manière de le cuisiner). Il existe même une société internationale du chili, The International Chili Society, fondée en 1974, seule organisatrice du concours officiel (et marque déposée) The World Championship Chili Cookoff, qui affirme que “l’arôme d’un bon chili doit créer un plaisir aussi fort que le baiser passionné de celui qu’on aime” ! Nous voilà avertis!

Cependant, comme pour tous plats populaires, aussi mythiques soient-ils, rien ne peut empêcher la multitude de variétés de recettes adaptées au goût de chacun. Et finalement tant mieux, quelle richesse ! Mon chili con carne n’est certes pas la recette authentique et traditionnelle, mais il est délicieux, plein de poivrons comme j’aime, simple à préparer et à l’arôme qui crée un plaisir aussi doux qu’un baiser tendre de la personne aimée…

Et en bonus, après la recette qui suit, un petit clin d’oeil musical avec The Real Group, un quintette vocal suédois qui nous offre un délicieux et rafraîchissant Chili con Carne en chanson… De quoi vous mettre de bonne humeur pour ce début de semaine ! Bon lundi à toutes et à tous !

Recette du chili con carne revisité

Pour 6 personnes. Temps de préparation : 30 minutes. Cuisson : 1 heure.

Ingrédients :

  • 800 g de viande de bœuf hachée
  • 500 g de haricots rouges (1 grande boîte)
  • 800 g de tomates concassées (en conserve ou en boîte – ce n’est pas la saison des tomates !)
  • 4 poivrons (1 rouge, 1 jaune, 2 verts) coupés en dés ou en lanières
  • 2 gros oignons
  • 3 gousses d’ail
  • 2 cuillères à soupe pleines de concentré de tomate
  • 1 cuillère à café de cumin en poudre
  • 1 cuillère à café pleine de piment d’Espelette (ou 1 gros piment rouge charnu épépiné et ciselé pour ceux qui aiment le chili bien relevé)
  • 1 cuillère à café de paprika
  • 1 cuillère à soupe d’origan séché
  • Huile d’olive, sel
  • Facultatif : Coriandre ciselée 

Préparation :

  • Égoutter les haricots rouges. Réserver.
  • Laver et couper les poivrons en dés ou en lanières. Réserver.
  • Peler et émincer les oignons et hacher l’ail.
  • Dans une cocotte (en fonte de préférence) sur feu moyen, faire chauffer de l’huile d’olive avant d’ajouter les oignons. Les faire revenir jusqu’à ce qu’ils soient tendres et transparents.
  • Ajouter l’ail et la viande hachée. Parsemer de cumin et d’origan. Faire revenir tout en remuant sans cesse pour bien émietter la viande.
  • Ajouter le concentré de tomate avec un peu de jus des tomates concassées. Remuer. Puis ajouter le piment d’Espelette (ou le gros piment rouge charnu préalablement épépiné et ciselé).
  • Ajouter les tomates concassées, puis les haricots rouges. Mélanger. Couvrir et laisser cuire à feu moyennement doux pendant 20 minutes.
  • Ajouter les poivrons. Poursuivre la cuisson à couvert pendant 30 minutes sur feu doux. Remuer de temps en temps. Rectifier avec le sel si nécessaire et selon goût.
  • Servir chaud. Facultatif : parsemer de coriandre ciselée (persil chinois).

Voilà un délicieux ragoût façon chili con carne plein de couleurs que je sers avec du riz ! Et vous, comment faites-vous le chili con carne ? 

Place au Chili con Carne avec The Real Group ! Musique !

Paroles de la chanson “Chili con Carne” :

Take some ripe and fresh tomatoes,
put them in a bowl with oil.
Add the onions, strong and tasty,
on the stove you let it boil.
Choose the finest meat you get from cow or pig,
it doesn’t matter.
Beans and jalopeño peppers, necessary is to this.
But don’t forget the mexican spices,
the heart of the art of the cooking. Oh no!
Don’t forget the mexican spices,
without them you won’t get the flavor of sunshine.
Chili con carne aha
let’s make chili con carne aha that’s good!
Eat your chili nice and slowly
to prevent a stomachache,
crisp tortillas on your plate
will sound so nicely when they brake.
When your mouth gets full of fire
you might need something to drink,
one or two or three or four or seven beers
will be enough.
But don’t forget the mexican spices,
the heart of the art of the cooking. Oh no!
Don’t forget the mexican spices,
without them you won’t get the flavor of sunshine.
Chili con carne aha
let’s make chili con carne let’s eat!

Pâtissons un monde nouveau…avec danse, humour et… Mozart !

Birth-day de Jiri Kylian 2001

BONNE ANNÉE 2013 !!! Qu’elle soit légère, pétillante, exquise et…festive comme une bulle de Champagne ! 

Le blog reprend du service après deux semaines de vacances… et démarre l’année 2013 avec joie, légèreté et bon humour ! La cuisine dans la danse… c’est rare ! Le chorégraphe Tchèque Jiří Kylián nous fait honneur d’une démonstration de cuisine hors norme, chaplinesque, en totale synchronisation culinaro-chorégraphique avec l’ouverture des Noces de Figaro de Mozart (dans Birth-day, 2001, de Jiří Kylián) … A voir et à revoir !

A bientôt vous retrouver dans mes prochaines humeurs gustatives et déambulations culinaires !!! Et merci de votre visite !

 

Chanson gourmande : Le “Cake d’Amour” de Peau d’Âne

Kitchenette de Miss Tâm Capture écran Cake d'amour Peau d'Âne film

Comme souvent à l’approche des fêtes de fin d’année, je retrouve le parfum de l’enfance. Des souvenirs de cette époque particulière de fête et de lumières, d’exquises odeurs et d’agitation fébrile en cuisine, l’attente impatiente des cadeaux sous le sapin et… le droit de regarder des films le soir… pendant les vacances de Noël ! Parmi les films diffusés et rediffusés “traditionnellement” à l’époque de Noël en France, il y avait (entre autres) le fameux film musical de Jacques Demy “Peau d’Âne” (1970), une libre adaptation du conte éponyme de Charles Perrault (1694), avec dans le rôle-titre la belle Catherine Deneuve… Un rendez-vous de Noël que je ne voulais jamais manquer !

Ayant toujours eu un goût éclectique pour tout, notamment en cinéma, de Bergman, Tarkovsky, Fellini, Godard, en passant par des westerns, des films de kung-fu (eh oui ! Sans doute mon sang asiatique !) aux films musicaux (avouons-le, bien souvent sirupeux!), je reste encore aujourd’hui émerveillée par Peau d’Âne ! Et Catherine Deneuve dans sa robe de Soleil m’a fait rêver durant toute mon enfance avec son Cake d’Amour confectionné pour son beau Prince (Jacques Perrin !) qui me faisait déjà vibrer la fibre de cuisine… L’amour passe t-il par l’estomac ?

Mais… quel goût a le Cake d’Amour, me suis-je longtemps posé la question ?

Voici l’extrait du film et la chanson du “Cake d’Amour” de Jacques Demy et musique de Michel Legrand… avant de décortiquer la fameuse recette

Et pour notre plaisir, les paroles de la chanson :

Préparez votre pâte

Dans une jatte plate

Et sans plus de discours

Allumez votre four

Prenez de la farine

Versez dans la terrine

Quatre mains bien pesées

Autour d’un puits creusé

Choisissez quatre oeufs frais

Car à plus de vingt jours

Un poussin sort toujours

Un bol de lait entier

Bien crémeux s’il-vous-plaît

De sucre parsemez

Et vous amalgamez

Une main de beurre fin

Un souffle de levain

Une larme de miel

Et un soupçon de sel.

Il est temps à présent

Tandis que vous brassez

De glisser un présent

Pour votre fiancé.

Un souhait d’amour s’impose

Tandis que la pâte repose

Lissez le plat de beurre

Et laissez cuire une heure.

Je n’ai pas eu le temps de tester la recette, mais j’ai pesé les ingrédients selon les instructions de la chanson. Cela donne à peu près…

Recette du Cake d’Amour de Peau d’Âne

Ingrédients :

  • Quatre mains bien pesées” de farine : 4 x 40 g (mes mains sont petites…) soit 160 g de farine blanche
  • 4 oeufs frais” : comme indiqué dans la chanson
  • 1 bol de lait entier” : environ 100 ml (j’ai pris un petit bol)
  • “De sucre parsemez” : en parsemant deux fois avec grosse poignée de sucre, soit 60 g de sucre en poudre
  • Une main de beurre fin” : avec ma petite main, c’est 80 g de beurre doux
  • Un souffle de levain” : une grosse pincée de levure chimique
  • Une larme de miel” : 1 cuillère à café de miel
  • Et un soupçon de sel” : 1 pincée de sel
  • De glisser un présent” : en l’occurrence une bague… mais je vous déconseille de le faire pour votre fiancé ou mari… il risque de ne pas apprécier ! Mais un zeste d’amour… pourquoi pas ?
  • Et laisser cuire une heure” = c’est trop long… mais ça rime avec beurre… Je préconise plutôt 40-45 mn de cuisson au vu des quantités (et à 180°-200°C ?).

Mais sera t-il bon ? Quelques ajustements seront certainement nécessaires pour que ce Cake d’Amour soit envoûtant pour charmer votre amoureux… Je vous donnerai des nouvelles lorsque j’aurai testé ce Cake d’Amour retranscrit… En attendant, bon visionnage de l’extrait et BONNES FÊTES À TOUTES ET À TOUS !!!

Rossini… fin palais mais mauvaise langue?

La Kitchenette de Miss Tâm Funky Turbot article Rossini

Le turbot (définition pour un cuisinier): poisson noble à la chair blanche et goûteuse.

L’italien Gioachino Rossini (1792-1868), compte parmi les plus grands compositeurs du XIXe siècle. Malgré l’étendue du répertoire de ses oeuvres, son nom se rattache à l’opéra (trente-neuf opéras), dont le plus populaire est Il barbiere di Siviglia (d’après le Barbier de Séville de Beaumarchais). Installé définitivement à Paris en 1848, réputé pour être un grand amateur de gastronomie et de vins rares (sa cave était légendaire!), Rossini fréquentait assidûment La Tour d’Argent, Bofinger et la Maison dorée où il avait une table attitrée à chaque lieu. Parallèlement à la musique, il composait des pages culinaires auxquelles il donna le nom de ses opéras (Les bouchées de la Pie voleuse, Tarte Guillaume Tell) et baptisa ses Péchés de vieillesse selon son inspiration gourmande (Hachis romantique, Petite Valse à l’huile de ricin). Il fut également auteur d’un Livre de cuisine. Quant au célèbre tournedos Rossini, nul n’en connaît le véritable créateur : était-ce son ami Antonin Carême gastronome de renom, Casimir Moisson chef de la Maison Dorée, ou peut-être Rossini lui-même? Quoiqu’il en soit, Rossini aimait confectionner des plats riches à base de foie gras et de truffes, qui entrent dans la composition des plats portant son nom … Doté d’un grand sens de l’humour, Rossini n’hésitait pas à brocarder ses contemporains, qu’ils fussent interprètes ou compositeurs…dont le jeune Wagner!

Une savoureuse petite anecdote…

“On affirmait donc qu’à l’un des dîners hebdomadaires, où l’auteur du Barbier réunissait quelques convives de marque, les domestiques, à la mention du menu « Turbot à l’allemande » présentèrent d’abord aux invités, une sauce fort appétissante, dont chacun prit sa part. Puis, brusquement, le service fut interrompu. Qui ne vint pas, ce fut le turbot. Les convives s’interrogeant les uns les autres, devinrent perplexes ; que faire de cette sauce ? — Alors Rossini jouissant malicieusement de leur embarras, tout en avalant lui-même la sauce : “Eh quoi, se serait-il exclamé, qu’attendez-vous encore? Goûtez cette sauce, croyez-moi, elle est excellente. Quant au turbot, hélas! la pièce principale… C’est juste… le poissonnier au dernier moment a omis de l’apporter; ne vous étonnez pas. N’en est-il pas de même de la musique de Wagner?… Bonne sauce, mais pas de turbot!… pas de mélodie!”

Extrait de La visite de R. Wagner à Rossini (en mars 1860), par Edmond Michotte, éd. Actes Sud, 1906, p. 13-14.

Sauce à l’allemande : Mettez un peu de beurre, des champignons hachés dans une casserole; faites bien cuire vos champignons, joignez-y trois cuillerées à dégraisser de velouté travaillé et une cuillerée de consommé; faites réduire, jetez-y du beurre, du persil blanchi; passez et vannez le tout, mettez du jus de la moitié d’un citron, un peu de mignonnette, passez et servez.”

Grand Dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas, (manuscrit en 1870, 1ère publication en 1873) édition Phébus, 2008 (p. 524-525)

Sources pour la biographie de Rossini : Wikipedia, Potel & Chabot

Sources : Wikisource / cette anecdote m’a été sympathiquement rapportée par Mme R. l’épouse et la muse d’un grand chef d’orchestre R.J. auquel je rends hommage pour son magnifique Tancredi de Rossini et pour son amour de la grande cuisine et…des bonnes sauces!

Message personnel : Que mes amis wagnériens me pardonnent! 🙂